Canalblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Un rêve venu du nord

Publicité
Un rêve venu du nord
Archives
2 juin 2009

Un petit tour par Riga et puis s'en va...

Quelques photos de la ville de Riga, capitale de la Lettonie, que j'ai eu la chance de visiter.

P5130046

P5130044

P5130063

P5130022

P5130071

Publicité
2 juin 2009

En mai, fait ce qu'il te plaît!

Cela sent bon la fin de l'année, les pissenlits, le retour en France, le sable et le soleil, les fêtes d'adieu qui s'enchaînent pour dire aurevoir à tous en se promettant de se revoir... Mais avant, je tenais à mettres quelques photographies des deux voyages que j'ai pu faire pendant ce moi de mai (ou il faut l'avouer à part l'orchestre et mon master, j'étais déjà en vacances). Commençons par le plus extraordinaire de ces deux voyages (mais n'éxagérons pas non plus sinon l'aimable lecteur de ces lignes que seule l'absence de poussière virtuelle empêche de devenir poussiéreuses pourrâit être déçu), à savoir celui en Norvège. Je passais e Oslo, la capitale, qui est une jolie ville, mais pas vraiment différente des autres villes Scandinaves, pour aller directement à Bergen, et ce qui s'appelle les Vestfjordar, la grand région des fjords. Des paysages à vous couper le souffle...

P5070168

P5070171

P5090267

La ville de Bergen, au milieu des Fjords de l'ouest, est la 2e plus grande ville de Norvège (environ 300 000 habitants). Au niveau du cadre naturel de la ville, rien à dire, pas plus pour les charmantes maisons typiques... Seul problème pour tous ceux qui souhaiteraient s'y installer : il pleut beaucoup... Plus de 300 jours par an... Une blague de là bas est la suivante : Un touriste demande à un enfant si la pluie s'arrête quelquefois de tomber à Bergen. « Je ne sais pas, je n'ai que huit ans » répondit celui-ci.

P5080203

P5080227

P5080242

P5080219

Pour finir avec la Norvège, il n'y a pas que la région des Fjords de l'ouest qui réserve de magnifiques paysages. Quelques photos du trajet entre Oslo et Bergen, où nous avons pu voir entre autres choses que l'hiver n'était pas fini dans certaines montagnes (en mai), dont le Hardangervidda où il faisait encore -4 avec une superbe couche de neige...

P5080255

P5080262

P5090286

P5070139

P5070146

P5070156

Je reviendrai...

19 mars 2009

Un article à côté

Un petit article hors sujet, mais il faut bien à un moment ou à un autre évoquer le mouvement de protestation sans précédent du monde des universitaires toutes tendances confondues en France (pour trouver un parallèle on doit remonter au XIIIe siècle, c’est dire !).

En effet ici rien à voir avec le CPE, ou quoi que ce soit. Les premiers dans la rue ne sont ni les syndicats, ni les étudiants. Ce sont les enseignants chercheurs. Tout de suite, certains vont se dire, voilà des nantis qui sont trop payés et qui refusent de faire des sacrifices. Et cela arrangerait beaucoup le gouvernement que l’on pense ainsi. Mais la réalité ce n’est pas ça.

Outre le fait que les chercheurs français touchent beaucoup moins que leurs collègues à l’étranger (1700 euros par mois contre plus de 3000 par mois aux Etats-Unis et après on s’étonne qu’il y en ait beaucoup qui partent à l’étranger), ils sont loin d’être des glandeurs. 6h de cours par semaine, ça fait rêver, mais à côté ils suivent le travail de doctorants, d’élèves en master, doivent participer à de nombreuses tâches administratives, et surtout passer le plus clair de leur temps à faire de la recherche, sans que jamais n’existe le mot d’heures supplémentaires ? Et que dire des déplacements (pour des colloques, des réunions obligatoires) jamais remboursés, des outils de travail (livres, ordinateurs) à leurs frais ? Etre chercheur c’est avoir une passion pas chercher le profit, car un ingénieur, à Bac+5 (contre bac+8) gagne 2500 euros par mois dès son premier travail en moyenne…

Bref la situation des chercheurs français n’est pas reluisante, mais le mouvement n’est pas là pour ça. Il est bien plus profond. Le gouvernement, Valérie Pécresse et Xavier Darcos, font des réformes qui suivent deux buts : 1/ Economiser de l’argent et 2/ Faire entrer la recherche dans le marché économique. Pour cela, ils proposent une série de réformes déjà adoptées, mais pas encore appliquées à cause des blocages et de la grogne : au premier chef, la réforme du statut des chercheurs, qui deviendraient de plus en plus financés par le privé, et seraient forcés de faire de la recherche appliquée, au lieu de faire de la recherche fondamentale (sans application directe en entreprise). C’est signer la mort des sciences humaines, des lettres, et des sciences naturelles. La recherche est et doit rester à jamais loin de la simple recherche de l’utilité. Je suis personnellement convaincu, étudiant en Histoire, que le simple fait d’acquérir de la connaissance est un profit pour l’humanité, et qu’aucune distinction entre recherche utile et inutile n’est valide. La recherche n’est pas une activité économique comme une autre. Plus que tout, elle est publique, et non privée, appartient à l’humanité et non à des entreprises.

Autre aspect de ce statut de chercheur modifié, plus de concurrence entre les facultés, entre les chercheurs. Evaluation au mérité à partir du nombre de publications. Et ceux qui publient moins seraient punis à être obligés d’enseigner plus. Stupide, étant donné que s’ils enseignent plus, ils ont moins de temps pour la recherche, et donc publient moins encore, et ainsi de suite dans un cercle vicieux. De plus la productivité à être jugé au nombre de citations et d'articles est là encore un schéma stupide pour la recherche. Les classements bibliométriques se multiplient pourtant, avec des coefficients mathématiques mettant en rapport ces deux données. Pour montrer la futilité d'un tel classement prenons par exemple de grands noms comme Deleuze ou Barthes qui ne publiant que des Livres (non comptabilisés) ou des articles dans des revues francophones (valant naturellement pour de tels classements moins que des revues anglophones) auraient eu un coefficient minable (voir encore à ce sujet l'excellent article http://contretemps.eu/interventions/petits-conseils-enseignants-chercheurs-qui-voudront-reussir-leur-evaluation). Une petite blague trouvée sur le net à ce sujet qui m'a parue bien marrante... :

Pourquoi Dieu ne sera jamais publiant (chercheur ayant publié assez d'articles) aux yeux de l'AERES (l'association qui va désormais juger de l'efficacité d'un chercheur en fonction de son nombre d'articles après la réforme) ?

  1. Il n'a qu'une seule publication intéressante.
  2. Elle était en hébreu.
  3. Sans aucune référence.
  4. Elle n'a jamais été publiée dans une revue de rang A, ni même soumise à un comité de lecture.
  5. On n'est pas certain qu'il en soit le véritable auteur.
  6. Il a peut-être créé le monde, au commencement, mais quel autre travail a-t-il fait depuis ?
  7. La communauté scientifique a énormément de mal à reproduire ses résultats.
  8. Il ne fait pratiquement jamais cours, se contentant d'encourager ses étudiants-disciples à lire son livre.
  9. Il a expulsé ses deux premiers étudiants, et justement parce qu'ils voulaient apprendre.
  10. Il est rarement à son bureau et n'assure aucune permanence régulière.
  11. Bien que reposant seulement sur l'observance de dix consignes, la plupart des étudiants échouent à ses épreuves.

La concurrence entre laboratoires induit aussi la création progressive de bonnes et de mauvaises universités, Poitiers par exemple n’a pas été retenu comme un des 10 pôles d’excellence en France, et pour un breton, le plus proche pôle d’excellence l’amène à Bordeaux ou à Paris, c’est dire l’utilité et la finesse d’une telle création. Evidemment, être financé par exemple par une marque de téléphones portables oriente de plus la recherche alors que pour l’efficacité de la recherche, l’histoire a toujours prouvé qu’elle devait être libre.

Dernier point de la réforme, la masterisation des concours, et la suppression de l’IUFM. Désormais pour avoir un poste dans le secondaire, il faudra Bac+5. De facto, c’était déjà le cas, (3 ans de Licence +1 an d’IUFM+un an de stage). Mais comme l’année de stage était rémunérée, la voilà supprimée, comme l’IUFM. Un étudiant voulant être professeur des écoles passera donc par un hybride Master de recherche/professionnalisation, et en Janvier passera des concours dévalués. S’il les rate, son master ne lui servira à rien, car il ne sera pas un vrai master de recherche, ni un vrai master de professionnalisation comme il en existe déjà. Sans parler de la qualité de la formation, l’IUFM malgré ses défauts et l ‘année de stage restant mieux adaptés qu’un hybride de recherche raté pour préparer à l’enseignement. Passons encore sur la désagrégation du CNRS, la recherche nationale, qui va être divisé en plusieurs petits instituts, soi disant pour le rendre plus compétitif, et au passage, en évincer les sciences humaines, les lettres, et les sciences naturelles, ce qui n’est pas productif en somme…

Les facultés sont en grève depuis 6 semaines. Les enseignants chercheurs pour les deux premières parts de la réforme, les étudiants plus volontiers pour la 3e, mais aussi pour ceux qui veulent faire de la recherche (comme c’est mon cas) pour leur avenir que compromet les premières dispositions. Et ici pas de grève syndicaliste ou de glandeurs. Lorsque je suis rentré à Poitiers en Février, j’ai vu que les professeurs, y compris les plus politiquement « à droite » sont contre cette loi. Ceux là même qui faisaient cours contre l’avis des assemblées d’étudiants, sont en première ligne à boycotter l’université réformée. A vrai dire, il n’y a presque personne qui soit pour. Même les présidents d’universités, que le gouvernement a tenté d’acheter en augmentant leu salaire, et qui au début y semblaient favorables, désormais ont rejoint le mouvement. De même il n’y a pas que les facultés qui soient bloquées. L’école pratique des hautes études a rejoint le mouvement, de même que Normal sup, et les Science po.

Mais face à cette unité sans précédent, le gouvernement reste sourd, car il ne peut faire marche arrière sans perdre sa crédibilité. Les médias ne parlent que peu du mouvement car les enseignants et élèves du secondaire et du primaire ne bougent pas, étrangement, alors que cela touchera à long terme la qualité de leur formation. Les lycéens se mobilisent facilement pour tant de choses inutiles, chaque année, il faut croire qu’ils ne comprennent vraiment pas ce qui est en jeu dans cette réforme. Et le blocage des universités ne faiblit pas depuis 6 semaines. Au contraire, car les chercheurs y sont liés, il ne fait que prendre de l’ampleur. On parle désormais de ne délivrer aucun diplôme en fin d’année si le mouvement continue, et comme les enseignants-chercheurs sont indispensables pour cela, ils peuvent très bien le faire. Rien à voir avec le CPE, comme je le disais. C’est une épreuve de force qui a commencé, et nul ne sait comment elle finira. Valérie Pécresse écoute sans entendre (alors même que le 1er ministre François Fillon parlait de réécrire totalement la loi, elle le refuse) tandis que Xavier Darcos, dans son amour pour la recherche qui n’a d’égale que sa vision politique habituellement limitée à celle d’une taupe atteinte de cataracte, se tait le plus souvent et ne sort de son mutisme que pour dire des idioties : « Sa seule sortie a été fin janvier sur RMC où, en gros, il se disait seul responsable du recrutement des enseignants, que les nouveaux concours auraient lieu de toute façon, que les candidats il les trouverait et que, si les universités et IUFM ne proposaient pas de formation (les fameuses maquettes) ce n’était pas son problème » (source http://elrond.over-blog.com/article-28946868.html). On va même jusqu’à entendre des mensonges éhontés de la part de Claude Guéant, porte Parole de l’Elysée. (Voir à ce sujet http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2009/03/le-mensonge-de.html). Nos ministres refusent de voir la protestation, car celle-ci dépassant syndicats et partis politiques, n’a pas un grand représentant unifié. Mais même Nicolas Sarkozy, sentant le vent tourner, aurait dit (selon le canard enchaîné), que cette réforme était mauvaise.

Le malaise est profond dans l’université française. Il faut la réformer. Quelques chiffres à l’appui. Il y avait en 2007 70 000 Doctorants en France. Selon les prévisions mêmes du ministère de l’enseignement supérieur, ils seront 30% de moins d’ici 2017 (http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid23295/previsions-des-effectifs-dans-l-enseignement-superieur-pour-les-rentrees-de-2008-a-2017.html). Recul sans précédent, quand on sait que le nombre de doctorants indique la vitalité scientifique d’un pays. La recherche Française se meurt. Les seuls étrangers qui viennent dans nos universités sont les africains, par facilité de langue le plus souvent et à cause d’une influence post-colonialiste encore présente, et les italiens (en Italie non plus le gouvernement Berlusconi, qui décidément a beaucoup de points communs avec celui de Sarkozy, n’a pas favorisé la recherche loin de là.) De plus en plus les asiatiques s’en vont voir ailleurs, comme les autres européens. Les français même partent de plus en plus aux USA ou en Angleterre, en Scandinavie (j’y suis et je peux témoigner que là bas, l’université et la recherche ont un tout autre soutien de l’Etat). Parmi cette baisse des doctorants, les premières disciplines touchées sont les sciences humaines et les lettres, qui verront un -47%, de 25000 en 2007 à 13000 en 2017. Abyssal. Suivent les sciences dures, qui passeront de 30000 à 20000, les sciences économiques de 4900 à 2700. Seuls seraient épargnés deux secteurs. Le droit, qui passerait de 8800 à 9700, et les classes préparatoires qui elles aussi augmenteraient leurs chiffres.

Voilà bien qui montre la chute terrible du système universitaire français. Les universités ne sont pas vues comme des endroits d’avenir. Ceux qui y vont sont considérés comme dans glandeurs, sans débouché direct. Bien autre chose que nos fières grandes écoles et classes préparatoires auxquelles elles sont mises en concurrence, et qui pourtant n’existent qu’en France. A l’étranger, avoir un doctorat, c’est le plus grand atout que l’on puisse avoir. En France, celui-ci se dévalue. On oriente (des professeurs qui ne connaissent rien aux grandes écoles naturellement) les bons élèves massivement vers les écoles préparatoires, qui à la base ne devaient servir que de tremplin pour les grandes écoles qui sont désormais un Lycée++. Là bas, ils connaîtront souvent l’échec, et n’y seront pas mieux orientés qu’avant, devant après 2 ans faire le choix qu’ils n’ont pas fait en Terminale quand à leur carrière. Les mauvais éléments et les moyens vont en Faculté, c’est le chemin qui leur est tout tracé. Mon expérience personnelle là encore rejoint les faits : les professeurs ont orienté tous les « bons élément » de la classe de terminale là bas parce que « ce serait dommage que tu ne fasses QUE la fac » (quelle ironie sachant que l’université est normalement la meilleure formation existante lorsqu’on la termine on a un bac+8 qu’aucune grande école ne peut donner Bac+5 maximum à Normal Sup), mais au final presque tous ont fini par abandonner les classes préparatoires et se réorienter. Brillante promotion que celle des classes préparatoires appelées à avoir toujours plus d’élèves et que les facs qui se videront (-15% d’élèves en 2017 par rapport à 2007, là encore un phénomène historique). Auparavant, faire la classe préparatoire, puis les grandes écoles (qui étaient le débouché naturel) étaient signe d’excellence, d’un parcours original, désormais c’est aux yeux des gens (heureusement la réalité n’est pas encore le cas, et de bons élèves choisissent l’université par choix car mieux adaptée que la prépa à leur avenir, mais pour combien de temps) un parcours minimum exigé que la prépa pour les bons élèves, tandis que la faculté est vue comme un dépotoir. Pourquoi ? Je cite un article d’un forum qui m’a paru convaincant (http://www.forum.spectrosciences.com/ptopic850.html&sid=5da1dd8cb272f45c00b0f14875bb0243)

« Je pense qu'un bachelier qui sort du lycée n'a qu'une idée très floue de ce que sont les diplômes universitaires, et ce qu'ils permettent de faire. Je suis sûr qu'il serait très instructif de faire une enquête en demandant aux lycéens : quels métiers peut-on faire avec une Licence, un Master, un Doctorat ?


Les diplômes proposés par d'autres formations sont beaucoup plus visibles, et mènent à des métiers clairs. Comme tu le dis Guillaume, il y a les écoles d'ingénieurs, qui débouchent directement vers le métier d'ingénieur ; le parcours proposé est simple, clair, précis. J'ai participé à une action dans un lycée, où nous avions fait un petit sondage : 70 à 80% des élèves (1ère et Terminale Scientifiques) voulaient faire Médecine ; là aussi le parcours est clair, il mène aux métiers de médecin, infirmier... Les jeunes préfèrent aussi les IUT, qui proposent des formations menant directement à des métiers bien ciblés.


Et l'Université dans tout ça ? Elle ne sait pas se mettre en avant, ses diplômes restent flous pour beaucoup de gens. Beaucoup de parents considèrent qu'elle n'apporte pas de "vraie" formation, ne mène pas à de "vrais métiers", et l'Université traîne toujours une mauvaise réputation : quand on va à la "fac", c'est parce qu'on ne sait pas quoi faire, ou parce qu'on a envie de glander... »

Les glandeurs, en Fac, il y en a, en première année (seuil qu'ils ne dépassent jamais étant en général absents lors des cours), et bien qu'officiellement il n'y ait pas de sélection, les 25% seulement de réussite en 1ere année d'Histoire (10% seulement pour la philo et l'histoire de l'art, je parle des chiffres de ma première année de Fac à Poitiers, d'autres facs sont peut être plus sélectives encore) montrent bien qu'il existe en fac la même sélection qu'ailleurs, seulement celle-ci n'est pas officielle, simplement faite en 1ere année de manière naturelle au lieu d'être faite au baccalauréat comme pour les grandes écoles. Les prépas qui nous rejoignent en 3e année de licence ne sont d'ailleurs pas d'un niveau vraiment supérieur aux élèves restants. 

Partout ailleurs dans le monde, l’université, pas mise en concurrence par ce stupide système de grandes écoles, est la seule formation supérieure. Devant l’échec de ce système Français (qu’on repense à la baisse des doctorats), il faudrait rénover tout cela. Mais la loi Pécresse ne veut pas rénover. Elle veut simplement faire des économies, et avoir moins de taux d’échec en faculté (à la fin on aura une licence à 80% de réussite, comme la baccalauréat qui ne vaut plus rien). Elle préfère investir dans du soutien scolaire que de mettre plus de moyens dans la recherche (300 millions suffiraient pour créer 5000 postes de chercheurs qui offriraient par ailleurs plus de débouchés, ce qui manque aux doctorants d’aujourd’hui, mais on ne peut pas les dépenser, comprenez vous parce que c’est cher comparé aux milliards qui sauvent les banques). A côté, Obama double le budget de la recherche des USA en 5 ans. Qu’on aille pas donner de leçons aux américains, ce coup là. Eux ils ont compris que l’avenir d’un pays c’est le plus important, pas sa productivité immédiate.

Moi qui n’ai pas soutenu le mouvement contre le CPE, qui n’ai jamais fait la grève, je la ferais bien si j’étais en France, cette grève. Ici en France avec un doctorat en sciences humaines, je n’ai que peu de débouchés. On n’aime que les ingénieurs et les formations directement professionnalisantes. Aux USA, en Angleterre, au Canada, en Scandinavie, un docteur en sciences humaines est 2 fois mieux payé, et surtout, il trouve facilement du travail, parce qu’on a compris qu’il n’y a pas que la recherche immédiatement applicable qui forme les esprits, et qu’une réflexion sur le monde, sur les hommes, sur l’histoire, est aussi formatrice que la création d’un nouveau gadget de téléphone portableou qu’avoir appris par cœur le code pénal.

Vu d’ici en Suède, nos universités font rire. Donnons leur les moyens d’exister, et de bien former au lieu de couper le budget de la recherche et de choisir sur 83 universités seulement 10 qui seraient compétitives, ou bien de favoriser le système Prépa-Grandes écoles qui n’a jamais été conçu que pour un petit nombre, et qui s’il doit être maintenu, doit le rester. Les Suédois, les américains, les anglais, rient quand je leur parle des prépas. Leurs universités, qui ont de l’argent et dans lesquelles on n’est pas vu comme « des glandeurs » suffisent. Et ils ont bien raison.

19 mars 2009

Le mois de Février...

Voilà, quelques actualités. Le mois de Février est passé (et son cortège de flocons et de luttes sociales en France, voir l'article qui va suivre), avec la visite de mes soeurs et de Baptiste en Suède. Voilà l'occasion ou jamais de mettre quelques photos des longues marches que nous avons faites (n'ayant pas de photos de mes soeurs, je n'ai que les photos du 21 au 27 février. Voilà à quoi ressemblait la Suède...

P2200029

P2200016

P2220011

21 janvier 2009

Moi, plus tard ? Je voyagerai.

-          Moi, plus tard, je serai pompier, comme ça je pourrai sauver plein de gens !

-          Pfff ! C’est rien ! Moi plus tard je serai superman, j’en sauverai deux fois plus que toi !

-          Et ben moi je vous bats tous les deux ! Plus tard je serai président de l’Univers et j’interdirai la guerre ! Alors je sauverai le monde entier!

[Silence]

-          Et toi plus tard, tu feras quoi ?

-          Moi plus tard je voyagerai.

[Nouveau silence]

-          Mais c’est nul ça, tu sauveras personne alors !

-          Si, mon imagination.

PB290022

Moi plus tard je me planterai comme un arbre au milieu d’une steppe où il n’y en a pas en Mongolie, j’irai cracher sur des lamas au Pérou, j’embrasserai la petite sirène à Copenhague et sur la bouche, je ferai tous les musées de Rome sans m’ennuyer, je jouerai du glaçophone sur une cascade gelée en Norvège, j’attaquerai des moulins en Espagne, je me ferai cuire des Popcorns en haut du cratère d’un volcan d’Islande, je balancerai des boules de neige sur le Kremlin pour qu’il devienne tout blanc, je ferai une photo de famille des 92 881 000 Mr et Mme Wang en Chine, je jouerai aux échecs avec les fantômes des châteaux d’Ecosse…

… et partout où je passerai, partout, je regarderai les étoiles en me disant que mon plus beau voyage, il sera peut être là haut.

Publicité
21 janvier 2009

Parce que...

Parce que les vampires ça fait peur mais qu'on les aime bien quand même, parce qu'une fée du logis c'est quand même sacrément plus sympatique que Mr Propre, parce que cette fée du logis quand elle vous réveille à 3h du matin c'est beaucoup moins sympa que Mr Propre, parce que ma prononciation du coréen reste à améliorer (Tsié? Tsi hé? Tsè Hé? Mais alors pourquoi vous écrivez ça Jyhie?), parce que Helan Går ça peut très bien se faire aussi avec de la salade de fruits si on a pas peur d'une indigestion, parce que à Saint Pétersbourg la neige ne tombe peut être pas tout le temps mais la chanson est belle, parce que les belges ils ont quand même fait un paquet de choses que nous les français on pense avoir fait, parce que avec des parties de Mafia pendant 18 heures de voyage dans un train c'aurait pu être un Guiness book of records si on avait pas dormi, parce que maintenant je sais comment on dit "bonjour" "merci" et "bon appétit" en Ukrainien mais je ne sais toujours pas comment ça s'écrit, parce que les Hollandaises elles sont sacrément grandes (ah bon toi tu es petite dans ton pays? Eeeeh behhhh...), parce qu'on dit pas "I will be drunk tonight" mais "I gOnna be tOtally destrOyed man!", parce que les chants à boire Finlandais deviendront internationaux un jour, parce que notre bébé à tous s'appelle "Beer" et que la langue tchèque a tout pleiin de sons étranges (Dvorjrjrjrjrjak? presque ça!), parce que je ne sais pas comment je vais faire sans mon dictionnaire d'Anglais à domicile, parce que les soirées à improviser de la musique trad c'était chouette mine de rien...

collage4

Parce qu'ils sont tous partis, mais que six mois de plus ça n'aurait vraiment pas été de trop. "On vous souhaite tout le bonheur du monde"...

2 décembre 2008

Voyage en Lappland

Nous sommes partis, une vingtaine d'amis et d'inconnus, pour un voyage organisé par Anna, la secrétaire internationale de notre nation (Östgöta), pendant une semaine en Lappland (Laponie pour la traduction française). Laponie, j'imagine que ce nom réveille au lecteur bien au chaud dans ses pantoufles françaises des images de neige, de froid, de rennes. Bon, c'est à peu près ça (la température a oscillé entre -12 et -21 pendant notre séjour, il y avait parfois assez de neige pour vous engloutir en entier, et le soleil n'était qu'une aube-crépuscule entre 10h et 13h30). Mais coupons court à toute erreur géographique. La Laponie n'est PAS un pays. C'est une région du nord de la Scandinavie, partagée entre la Suède, la Norvège, la Finlande et la Russie. Pour plus de pratique, nous sommes restés en Suède, mais tout proches de la frontière norvégienne, à Björkliden, un petit village.

En Suède, les Samis (Lapons), qui sont un peuple installé dans le nord bien avant les Scandinaves, sont semi autonomes, et ont leur parlement, mais ils ne sont plus qu'une minorité, même au coeur de la Laponie (environ 80 000 divisés entre ces 4 pays). Ils ont été maltraités totu au long de l'histoire, jusqu'à la fin du XXe siècle. Leur activité traditionnelle est l'élevage des Rennes, et ils s'y consacrent toujours le plus souvent. S'ils ont quittés leurs tentes traditionnelles, ils font encore revivre leur mode de vie traditionnel lors de visites. Nous avons eu le droit à une de ces visites et je ne peux résister à mettre une sublime médecine traditionnelle Lapone que nous avons appris à ce moment : "Quand tes pieds sont gelés, pisse dessus. Quand tes lèvres sont gersées, fait de même". La visite fut fabuleuse malgré le froid mordant ce jour là (mais rien comparé aux grands froid d'après notre guide Sami qui nous a raconté que dans les années 50 il se souvient avoir vu son thermomètre qui n'allait QUE jusqu'à -50 être complètement innefficace...)

PB270056

PB270071

Parlons maintenant du voyage et de l'hôtel qui nous a accueilli. La Suède, c'est légèrement moins grand que la France (450 000 Km2 contre 675 000 pour la France en comptant l'outre mer) mais le pays est entièrement en longueur. Résultat, lorsque nous voyageons depuis Uppsala, qui est considéré comme bien au Nord par la plupart des suédois mais qui n'est en fait que le centre sud du pays, jusqu'à Kiruna, capitale administrative et la Laponie, cela donne 18h aller, 18h retour dans le train... A rajouter les 2h de trajet à 6 dans une voiture pour atteindre Björkliden, vous avez plus d'un jour et demi de voyage. Mais une fois arrivé là bas, toutes les courbatures sont oubliées. Quelques photographies de nôtre hôtel, de nos cabines, et de la vue que l'on avait en se réveillant le matin... (Le soleil ne se lève jamais comme j'ai dit, la lumière vient soit d'une aube prolongée rose, ou bien d'un ciel blanc comme neige la plupart du temps où même l'aube n'est pas visible, ce qui rend de bonnes photos difficiles).

PB260028

PB260031

PB260042

La ville de Kiruna, "capitale" de la Laponie, n'est pas en reste, et si le cadre (certains immeubles, la plus grande mine de Suède) est parfois à désirer, certaines rues sont vraiment jolies.

PC010135

S'ensuivit un petit détour par la Norvège, ses montagnes (il y en a autant au Nord de la Suède j'avoue), ses Fjords, à une heure de route seulement, Narvik, une des plus grandes villes du Nord (40 000 habitants ce qui est beaucoup pour ces latitudes).

PB280114

PB280102

PB280120

Une dernière salve de photos pour finir, nos deux expéditions, la première en Ski de fond dans les alentours de Björkliden, la deuxième le dernier jour marchant au milieu de nulle par dans un paysage surréaliste aux alentours d'Abisko. Les aurores boréales, que nous avons pu voir, sont malheureusement impossibles à prendre en Photo sans un excellent appareil.

PB290014

PB300042

25 novembre 2008

Uppsala under the snow

Juste avant de partir pour la Laponie (non ce n'est pas un pays, c'est le nord de la Suède je précise au cas où...) pour une semaine, une dernière salve de photos de la neige Uppsalienne. Précisons tout de même que une telle neige en Novembre, même à Uppsala, ce n'est pas commun (nous avons eu jusqu'à 80 cm de neige par endroits). Quand à la fameuse révolution du 24 Novembre 2008 à Flogsta, qui a été le lieu d'une véritable guerre de tranchées à coup de boules de neiges (sous les cris de "chaaarge" ou Freedooooom!"), à plus d'une centaine dans chaque camp, sans qu'aucun vainqueur n'ait pu être déclaré, les vidéos (qui n'en doutons pas rentreront dans la postérité), se trouvent sur Facebook.

PB240013

PB240006

PB240007

23 novembre 2008

Uppsala sous la neige

Lorsque nous sommes rentrés d'Helsinki, nous avons eu l'agréable surprise de retrouver une Uppsala couverte de lourds flocons blancs. Le chemin du retour à la maison était peut être rude (sous une tempête de neige à -6 degrés), mais c'était l'occasion ou jamais de prendre des photos...

23 novembre 2008

Helsinki Trip

Voici une période faste décidément pour l'etretien blogographique (hem espérons que ce néologisme ne choquera pas trop). Peut être que soudain ma vie se faisant (restons relatifs) intéressante, j'ai éprouvé le besoin de vous innonder de photos et de nouvelles. Commecons par le voyage en Finlande dont je viens juste de revenir. A vrai dire le voyage aller retour a pris plus de temps que le séjour en Finlande lui-même (7h à Helsinki). Mais l'occasion était belle (le bateau à 8 euros aller retour) pour visiter les voisins préférés des Suédois.

Voilà en gros ce qui marque le plus en Finlande. Pas un panneau, non ça on en a déjà vu, mais ce magnifique langage qu'est le finlandais, avec des mots à rallonge en voulez vous en voilà. Malgré cela, Helsinki est une jolie ville (pas autant qu'Uppsala ni Stockholm mais là je deviens sectaire). Elle est dominée par ses deux cathédrales, l'une Orthodoxe, et la seconde Luthérienne, toute blanche, et symbole de la ville.

Helsinki est surtout assez curieuse car il s'agit de la capitale nordique, si ce n'est Européenne, de l'art contemporain. Cela peut donner d'étranges sculptures dans les rues, ou bien desm usées au contenu... déroutant pour certains (nous passerons sous silence les multiples tentatives de fuite de René dans le Modern art Museum).

Bref, pour conclure, un pays parfois déroutant, mais passionnant pour qui aime à se creuser les méninges en regardant du pop art ou de l'art abstrait. Evidemment, en 7h il était impossible de visiter vraiment la Finlande, et il ne s'agit là que d'une vue partielle d'Helsinki. Je ne peux résister à l'envie de vous montrer la une des journeaux finlandais ce jour là...

Magnifique, n'est-ce pas?

Publicité
1 2 3 4 > >>
Un rêve venu du nord
  • Parce que je n'ai pas la force d'attendre plus longtemps, voici un voyage qui commence quelques mois avant le départ. Je mettrai ici des notes, des impressions, des photographies, des nouvelles, et bien d'autres choses encore. Uppsala me voici pour un an!
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Publicité
Publicité